Mon expérience Heavy Rain
Il faisait très beau quand j’ai commencé à jouer à Heavy Rain. Le temps s’est malheureusement gâté, comme si l’ambiance du jeu pouvait influencer la vraie vie.
Heavy Rain, c’est pour moi, LE jeu.
Le jeu que monsieur Gamer attendait depuis de longs mois, très longs mois, des années même puisque j’ai commencé à en entendre parler depuis l’E3 de 2006.
Rappelez vous :
Bref Heavy Rain, ce fut des heures de vidéos sur Youtube, JeuxVideo.com etc… et l’attente.
J’ai eu la chance de pouvoir obtenir le jeu pour le tester ( merci Sony ^^) et malheureusement Monsieur s’est jeté dessus avant moi.
Alors avant toute chose, sachez que, malgré tous mes efforts : port d’un casque et écoute intempestive de musique, passage devant l’écran en scrutant mes pieds, je n’ai pas pu empêcher ce qui devait arriver : connaitre la fin du jeu ( du moins l’une des fins, je suppose).
Je n’ai pas cherché à savoir si les autres personnages pouvaient eux aussi, être des serial killers en puissance et je ne veux pas le savoir !
A bon entendeur …
J’ai quand même joué le jeu, si je puis dire
Et Heavy Rain, pour moi c’est :
Beaucoup d’eau et une claque visuelle
Beaucoup d’eau, parce qu’après avoir joué à ce jeu, vous avez envie de soleil, plein de soleil, avec une belle température , du genre lagons et vahinés, sable blanc et mer émeraude.
Car d’un point de vue tonalités de couleurs, c’est sombre. C’est gris, mouillé, sale. On sent cette humidité pénétrer les personnages, les transpercer.
A part quelques scènes plus colorées, vous resterez dans un univers et une atmosphère lourds, un peu comme ces paysages dont on ne voit pas l’horizon avec un ciel plombé, très bas.
Beaucoup parlent de ce jeu comme d’un nouveau genre, à mi chemin entre le film et le jeu vidéo, et c’est vrai qu’Heavy Rain me rappelle un peu certaines scènes du film Seven.
C’est une vraie claque visuelle, des détails minutieux, poussés très loin, des visages soignés, des yeux expressifs, des teints brouillés aux plus purs, on atteint un nouveau niveau de qualité visuelle.
Mais j’ai aussi été déçue. De mon humble avis, les personnages féminins ne sont pas aussi soignés que les personnages masculins. Plus brouillons, moins recherchés, les visages ne possèdent pas l’expressivité des visages masculins.
J’ai eu l’impression sur certaines scènes de voir des persos féminins datant déjà de quelques années, que l’on pourrait retrouver dans des jeux ayant déjà un peu vécus. Certaines scènes sont d’ailleurs décevantes d’un point de vue graphique .
Une expérience captivante
Les QTE ( Quick Time Event = Séquence cinématique interactive), j’ai apprécié, mais j’ai également détesté. Parce que quoi de plus frustrant que de se planter alors que la vie de votre personnage est en danger ?
Parce que pas question de revenir en arrière, avec un beau Game Over. Heavy Rain vous le vivez en direct, avec les bons et les mauvais moments.
C’est souvent d’ailleurs ce que j’ai le plus regretté, pendant le feu de l’action, le stress peut monter rapidement et vous faire faire quelques bourdes ( enfin c’est mon cas ^^).
J’ai parfois hurlé devant la tv, voulu jeter la manette dans cette put… de console, tout ça parce que je n’arrivais pas à réaliser la bonne combinaison, et que l’action du jeu allait changer radicalement à cause d’une bourde de pouce ou d’index.
J’avoue même avoir parfois posé la manette sur la table du salon et tenté de réaliser certaines combinaisons sans l’avoir en main. Parce que pour une gauchère, il est difficile parfois de faire certaines actions simultanément lorsque le stick de gauche ne sert à rien .
Je ne sais pas si vous avez eu les mêmes soucis, mais pour moi, le problème se posait de temps en temps avec le stick droit : par exemple aller vers la gauche. Ok pas de problème ! Sauf qu’inconsciemment j’utilisais le stick gauche !
Frustration intense
Mais il faut continuer parce que c’est comme ça, tanpis l’aventure ne vous attend pas.
Je regrette également quelques moments d’attente, des longueurs dans les cinématiques, est ce dû à la frustration de ne pouvoir interagir avec les scènes se déroulant devant mes yeux?
Mais il me faut l’avouer, j’ai terminé le jeu avec énormément de plaisir, j’ai adoré y jouer et y rejouerai encore, mais pas tout de suite …
De la perplexité ( féminine surement ^^)
Bon alors, je vais être un peu mesquine, parce que le jeu est avant toute chose époustouflant, une immersion dans une expérience interactive et un attachement réel qui se construit avec les personnages.
Mais j’ai retenu quelques points qui m’ont fait sourire :
Entre autres lorsque les personnages se lavent, pourquoi ne pas pousser l’interaction au fait de choisir de nouveaux vêtements et non pas se rhabiller avec les vêtements sales ?
Pourquoi faire tirer la chasse d’eau avec un personnage et pas un autre ?
Une analogie lointaine avec des jeux de gestion casual : on se prépare à manger, on tourne la cuillère dans la poêle, on change le bébé, on lui donne à manger, on le fait roter et on le berce doucement avant de le reposer sans le réveiller.
Bon je sais, c’est petit, mais comme toute bonne chose, à force d’entendre parler d’un truc pendant des mois, à la fin, je suis sceptique et caustique envers le produit.
Il n’empêche qu’Heavy Rain est l’un des meilleurs jeux auxquels j’ai joué depuis des mois, voire des années.
Chapeau les artistes !
Une interrogation :Madison Paige, qui es-tu vraiment ?















Hum, je dois dire que la démo m’a bien refroidis comme il faut… Mais à la lecture de ton article, j’ai presque envi de tester une nouvelle fois.
dès que je le récupère , je te le prête , histoire que tu testes un peu mieux les QTE. Franchement, moi qui avais des à priori ( marre de m’entendre dire qu’il fallait que j’y joue et que c’était génial) , je me suis laissée prendre au scénario !
Hello,
Je suis d’accord avec toi, ce jeu est l’un des jeux de l’année, une énorme surprise, et une jolie surprise !
Je viens de découvrir ton blog/site, vraiment sympa!
Gohan